PRÉSENTATION :
L’exposition présente l’œuvre du photographe contemporain catalan Joan
Fontcuberta (1955). Le parcours s’articule autour de dix séries de
photographies basées chacune sur l’idée de camouflage : camouflage de l’auteur,
camouflage de la photographie, camouflage de la réalité, camouflage de la
vérité…
AVIS :
Belle promesse mais déception! Et c’est en travaillant mon article que ma déconvenue
se fait encore plus grande. En effet, en me renseignant sur l’artiste, son
travail et le but de ses œuvres, je me rends compte que je suis passé
complétement à côté de l’exposition. A qui la faute ? Ceci pose le débat
de l’approche d’une exposition. En effet, en arrivant à l’exposition les mains
dans les poches et en ne pouvant grappiller suffisamment d’information sur la
démarche de l’artiste au cours de l’exposition, je me suis retrouvé à bâcler ma
découverte. Est-ce au visiteur de se renseigner au préalable de sa visite sur l’univers
de l’artiste exposé ? Ou bien est-ce au musée de mettre tout en œuvre pour
introduire le travail de l’artiste et rendre accessible et intelligible ses œuvres ?
Quoi qu’il en soit,
dans le cas de « Camouflages », je vous encourage vivement à vous
imprégner du travail de l’artiste avant votre visite. Ne comptez pas sur la Maison
de la Photographie pour un coup de main. Leur introduction est superbe mais
complétement déconnectée de la réalité du parcours qui suit. La métaphysique
des commentaires et l’affichage du circuit sont, à mon goût, défaillants. En
camouflant l’information, doit-on voir la volonté du musée de perdre le
visiteur pour le plonger encore plus dans la thématique de l’exposition ?
Ou bien doit-on constater un manque de rigueur dans la préparation du parcours ?
Je penche, vous l’avez compris, pour la deuxième solution !
La conséquence :
on traverse avec désolation l’exposition en ne percevant pas toute la valeur de
la variété, je dirai même de l’incohérence, du travail de Joan Fontcuberta. Pourtant
le concept fondateur de son œuvre (insérer l’insolite dans le vraisemblable) et
sa démarche (créer des expositions dans l’exposition) valent le détour ! Enfin,
à mon avis, ne cherchons pas de valeur esthétique dans ce travail mais plutôt de
la matière à réflexion sur l’élasticité des évènements et choses qui nous
entourent.
INFOS PRATIQUES :
« Joan Fontcuberta, Camouflages » - Maison Européenne de la Photographie – 5/7
rue de Fourcy, 75004 Paris – Du mercredi au dimanche de 11h à 19h45 - Plein
tarif : 8 € / Tarif réduit : 4.50 € - jusqu’au 16 mars 2014
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