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Quand le vide tourne en rond !

Je n'ai pas pu visiter pour vous l'exposition « Sonia Delaunay, les couleurs de l'abstraction » qui tient au Musée d'art moderne de la Ville de Paris jusqu'au 22 février prochain. 

Je n'ai pas pu visiter cette exposition car son succès grandiose condamne le visiteur à une file d'attente longuissime de plus de deux heures pour entrer dans le musée. 

Or ce jour là, ma petite amie avait eu la gentillesse de me réserver un brunch de l'autre côté de Paris. Une superbe surprise à laquelle, vous l'aurez compris, j'aurai du renoncer pour visiter cette exposition. A Sonia j'ai donc préféré Marion pour passer mon dimanche. 
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Un voyage intersidéral !

Cette semaine, j'ai visité pour vous l'expo « Inside » au Palais de Tokyo. Inside c'est une immense odyssée, à la fois physique et psychique. 

Le visiteur traverse une succession de salles métamorphosées par une pléiade d'artistes de façon à ce que, d'une installation à l'autre, nous soyons toujours dans un univers à part. 

Ces univers particuliers et surtout la manière dont ils sont agencés et dont ils se succèdent pousse le visiteur à ressentir tout un tas d'émotions intenses et contradictoires qui poussent à l'introspection, à la réflexion et à la réaction. Par exemple, l'enfermement se dessine après la plénitude qui arrive avant l'horreur qui s’enchaîne avec la douceur ect.... 

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L'Arbre des Possibles !

Réenchanter le monde
CITÉ DE L'ARCHITECTURE

Jusqu'au 6 octobre 2014
LE BLOG DES EXPOS : ☆☆☆☆
Thématique : Architecture
Durée approx. : 40 minutes
Localisation : 16ème
Tarif (plein et réduit) : Gratuit

PRÉSENTATION & AVIS : La Cité de l'Architecture & du Patrimoine présente une sélection de projets créatifs fascinants d'architectes contemporains du monde entier dans une scénographie cubique et
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Perforer, lacérer, taillader...

Lucio Fontana
MUSÉE D'ART MODERNE

Jusqu'au 24 août 2014
LE BLOG DES EXPOS : ☆☆☆☆☆
Thématique : Art Contemporain, Sculpture
Durée approx. : 1 heure
Localisation : 16ème arr.
Tarif (plein et réduit) : 7 €, 5€ ou 3,5€

PRÉSENTATION & AVIS : Le Musée d'Art Moderne (MAM) de la Ville de Paris présente une grande rétrospective de plus de 200 œuvres consacrée au sculpteur et peintre italien d'origine argentine Lucio Fontana (1899 – 1968). Le parcours chronologique de l'exposition vise à offrir au
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Papier Glacé - PALAIS GALLIERA

Jusqu'au 25 mai 2014
LE BLOG DES EXPOS : ☆☆☆☆

PRÉSENTATION & AVIS : Le Palais Galliera présente une rétrospective de 150 photographies de Mode tirées des archives de l'éditeur de presse magazine américain Condé Nast (Vogue, Vanity Fair, W, Glamour...). Réalisés entre 1918 et aujourd'hui par de prestigieux photographes français ou internationaux (Erwin Blumenfeld, Helmut Newton, Peter Lindbergh...), ces clichés représentent superbement des mannequins, dans des postures élégantes ou sulfureuses, sensuelles ou désinvoltes, incarnant le hype de la tendance et du luxe. Il est évident que cette exposition est un projet de communication idéal pour le groupe de presse américain qui affirme ainsi sa position d'avant garde dans le domaine de la photographie, de la Mode et de l'Art. Mais le Palais Galliera fait de cette thématique plutôt féminine et branchée un vrai sujet de découverte pour
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Nouvelles histoires de fantômes - PALAIS DE TOKYO

Jusqu'au 7 septembre 2014
LE BLOG DES EXPOS : ☆☆

PRÉSENTATION & AVIS : Le Palais de Tokyo, dans le cadre de la première partie de sa grande monographie intitulée « L’État du ciel » sur l'exploration des événements de notre monde, présente la spectaculaire fresque d'images réalisée par le philosophe et historien de l'art français Georges Didi-Huberman en collaboration avec le photographe autrichien Arno Gisinger. Dans un espace immense et obscur au fond du Palais de Tokyo, des dizaines de rétroprojecteurs diffusent sans arrêt, sur les murs et le sol, des images sous forme de photos ou vidéos avec ou sans le son. Ces images sont marquantes de l'histoire artistique et culturelle de l'humanité. Ce sont des extraits de films (de Pasolini à De Funès) ou des clichés photographiques célèbres. Elles constituent notre mémoire, notre présent et façonnent sans aucun doute notre futur. Cette exposition propose une virée sur les pas de l'immortalisation visuelle de notre culture, un ''atlas d'images''. Passé le premier frisson provoqué par l'envergure de l'installation, il devient plus intéressant de débattre du concept fondateur de l’œuvre que de jouir de sa réalité physique, assez déroutante.


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Les impressionnistes en privé - MUSÉE MARMOTTAN MONET

Jusqu'au 6 juillet 2014
LE BLOG DES EXPOS : ☆☆☆☆

PRÉSENTATION & AVIS : Le Musée Marmottan Monet présente une centaine d’œuvres impressionnistes réalisées par les grands noms de ce courant esthétique (Corot, Boudin, Monet, Manet, Sisley, Morisot, Cézanne, Renoir, Degas, Pissarro, Bazille, Caillebotte....). Prêtées par de grands collectionneurs particuliers, ces œuvres sont exposées dans un parcours chronologique qui souhaite évoquer toute l'histoire créative de la période impressionniste. Alors tout de suite, on se dit « encore une expos sur les impressionnistes, ils radotent... ». Mais non, la magie opère à nouveau. On se laisse envoûter par le trait sensible et inspiré des peintres. Les paysages paisibles et délicieux font de chaque toile une fenêtre ouverte sur le sud de la France, la côte atlantique ou la campagne d'île de France. C'est un parcours dépaysant et plein de douceur qui respire la sérénité. A déguster !



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Angelika Markul, Terre de départ - PALAIS DE TOKYO

Jusqu'au 12 mai 2014
LE BLOG DES EXPOS : ☆☆☆

PRÉSENTATION & AVIS : Le Palais de Tokyo, dans le cadre de la première partie de sa grande monographie intitulée « L’État du ciel » sur l'exploration des événements de notre monde, présente trois grandes installations de l'artiste française Angelika Markul (née en 1977). Mêlant vidéos, sons et sculptures, ces trois projets d'envergure sont percutants et inquiétants. Le premier propose une ballade dans un environnement désolé et enneigé. Le deuxième récrée l'univers d'une chute d'eau et la faune qui l'entoure. Dans les deux cas, on voit la nature reprendre le dessus sur toutes formes de vie animale. C'est l'eau et la végétation qui survivent, gagnent du terrain et s'approprient la terre. Par contre, le troisième projet se focalise sur un chantier industriel. Une vidéo qui met en exergue la puissance de l'acier et de la construction vécues ainsi comme surclassant la nature pour s'imposer massivement. Les ambiances sonores sont glaçantes. Pour être honnête, me retrouvant seul vers 22h dans le sous-sol du Palais de Tokyo où sont exposées les œuvres d'Angelika Markul, je ne cache pas avoir frissonné d'inquiétude à plusieurs reprises. Mais c'est aussi une réflexion poignante sur le rapport de force entre l'Homme et la nature. Une exposition saisissante !


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David Douart, Mo'Swallow - PALAIS DE TOKYO

Jusqu'au 12 mai 2014
LE BLOG DES EXPOS : ☆☆☆

PRÉSENTATION & AVIS : Le Palais de Tokyo, dans le cadre de la première partie de sa grande monographie intitulée « L’État du ciel » sur l'exploration des événements de notre monde, présente la première exposition d'envergure de l'artiste français David Douart (né en 1983). Ces œuvres, compositions de vidéos, sculptures, collages, sons et dessins greffées sur des installations géantes, font référence à la poésie, la science, la technologie, l'animisme et la contre-culture. Un mélange troublant qui a pour but d'ausculter, dit le musée, « les maladies du réelles ». Je vois personnellement dans ces travaux une utopie contre-idéale du futur de la société où, gagner par une mécanisation délirante, l'humanité déchue s'est vidée de son suc organique pour plonger dans l'inertie. Le parcours produit une atmosphère générale troublante et l'espace scénographique s'apparente brillamment à une friche industrielle abandonnée, transformée en laboratoire expérimental envahi par des terminators punks. Un voyage assez fou !


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Serge Poliakoff - MUSÉE D'ART MODERNE

Jusqu'au 16 février 2014
LE BLOG DES EXPOS : ☆☆☆

PRÉSENTATION & AVIS : Le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (MAM) présente une rétrospective de plus de 70 œuvres (peintures et dessins sur papier) réalisées de 1936 à 1969 par l'artiste français d'origine russe Serge Poliakoff (1900-1969). Considéré comme un membre marquant de l’École de Paris, terme général pour désigner les artistes, souvent d'origine étrangère, vivant dans la capitale française et ayant marqué de leur empreinte l'histoire de l'art au début du 20ème siècle. Ces artistes présentent une large palette créative. Serge Poliakoff s'est lui spécialisé dans l'abstraction intégrale. Il a travaillé avec dévouement la ligne et la surface pour obtenir une multiplicité d'agencements de formes et de couleurs. Un travail très technique et sensitif qui donne des toiles fœtales, modulaires et j'ajouterai même Tetrisienne en référence au jeu d'empilement des formes. Je suis toujours fasciné par cet engagement total d'un artiste pour la recherche d'un équilibre parfait dans l'abstraction. Serge Poliakoff recherche cette perfection dans le montage de ces peintures quitte à apparaître redondant ou élitiste. Je marque ensuite une préférence très marquée pour ses séries de toiles aux couleurs plus intenses et brillantes qui donnent plus de vitalité aux œuvres. Une exposition à ne pas manquer.

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Zeng Fanzhi - MUSÉE D'ART MODERNE

Jusqu'au 16 février 2014
LE BLOG DES EXPOS : ☆☆☆☆☆

PRÉSENTATION & AVIS : Le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (MAM) présente la première rétrospective française consacrée à l'artiste chinois Zeng Fanzhi (né en 1964). Dans un accrochage à rebours (d'aujourd'hui à 1990) et à travers une quarantaine d’œuvres (peintures et sculptures), c'est l'occasion de découvrir le parcours créatif de l'artiste en balayant l'ensemble des styles et thématiques abordés dans sa carrière. On découvre un créateur protéiforme et attaché à la figuration, qui allie avec brio les traits picturaux de sa culture asiatique avec l'univers du Pop Art (Warhol) et de l'expressionnisme américain (Pollock). Ses travaux sont exposés par séries. Je retiens particulièrement « Mask series », un ensemble de toiles imposantes où, dans des décors souvent kitschs, des personnages assez grotesques, aux membres disproportionnés et saillants, sont affublés d'un masque affichant un grand sourire. C'est ici un sourire de façade où comment paraître pour éviter la déchéance. Ces sourires crispés en carton me glacent car ils évoquent la privation de liberté. Mais ils sont aussi fascinants car que se cache-t-il derrière les apparences ? Une exposition remarquable !


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Oman et la mer – MUSEE NATIONAL DE LA MARINE

Jusqu'au 5 janvier 2014
LE BLOG DES EXPOS : ☆

PRÉSENTATION & AVIS : L'exposition présente l'épopée des marins d'Oman, sultanat du Moyen-Orient situé au bout de la péninsule arabique sur les bords de la mer d'Arabie, aussi appelée mer d'Oman, partie de l'océan indien. L'exposition souhaite revenir sur les 5 000 ans d'histoire de la civilisation omanaise dont le développement est très lié à la mer : commerce maritime avec le reste du monde (L'évolution de la relation avec la France est notamment traitée) et port de passage entre l'Europe et l'Asie (comme le grand port de Mascate, la capitale). On découvre des maquettes de navires d'époque et d'instruments de navigation ancestraux ainsi que des récits et légendes de voyages de marins (dont la célèbre histoire des Milles et Nuits « Sinbad le marin » pourrait être inspirée). L'exposition met en scène (dans un espace assez réduit) l'atmosphère de l'époque à travers des reconstitutions scénographiques (salons et vêtements traditionnels, végétations locales...). Le tout est à mon goût assez consensuel. Le sultanat d'Oman étant mécène de l'exposition, on a plus l'impression d'être dans un office de tourisme que dans un espace de réflexion profonde sur l'histoire d'une civilisation. Ainsi, même si cela n'empêche pas de se prendre un peu à rêver d'évasion, l'exposition laisse sur sa faim.
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Azzedine Alaïa – PALAIS GALLIERA

Jusqu'au 26 janvier 2014
LE BLOG DES EXPOS : ☆☆☆

PRÉSENTATION & AVIS : L'exposition du Palais Galliera, Musée de la Mode de la Ville de Paris, présente une sélection de soixante-dix modèles iconiques (robes, tuniques...) du styliste et grand couturier franco-tunisien Azzedine Alaïa (né en 1940 à Tunis). C'est aussi l'occasion de retracer le parcours créatif de cette personnalité très reconnue par le monde de la mode et qui a, depuis sa première collection en 1979, composé ce que le Palais Galliera qualifie « d'œuvre intemporelle ». Portées par des stars (Greta Garbo, Naomi Campbell, Linda Evangelista...) et récompensées par deux oscars de la Mode, ses créations ont également été plusieurs fois exposées dans le monde. C'est une exposition idéale pour une virée entre copines ou en couple. Pour les novices de la mode, comme moi, il est intéressant de découvrir que le tissu peut être travaillé avec art et sur-mesure. On sort de l'esprit prêt à porter pour découvrir l'univers de la sculpture vestimentaire. Mais on s'amuse aussi facilement à essayer de trouver la robe qui nous plairait le plus. Un bon moment à partager.
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Les soeurs de Napoléon – MUSEE MARMOTTAN MONET

Jusqu'au 26 janvier 2014
LE BLOG DES EXPOS : ☆☆

PRÉSENTATION & AVIS : L'exposition présente une rétrospective de la vie d’Élisa (1777-1820), Pauline (1780-1825) et Caroline (1782-1839), sœurs de Napoléon 1er (1769-1821), princesses et reines d'Italie. A travers 140 œuvres (tableaux, sculptures, mobiliers, accessoires, bijoux, parures...), l'exposition veut ressusciter la vie privée et publique des sœurs Bonaparte. Je trouve l'idée d'approcher l'histoire de l'empire par le destin des sœurs de l'empereur tout à fait originale. En effet, on les imagine toutes les trois témoins privilégiées de leur époque. Cependant, l'exposition ne creuse pas assez ce filon historique et laisse au visiteur que je suis un goût amer. Nous avons en réalité à faire à un reportage Gala. Le discours est maîtrisé, pas de réflexions non consensuelles, que de belles postures. C'est comme se balader sur le site internet de l’Élysée aujourd'hui : des mises en scène et de la communication. La visite de cette exposition s'apparente donc plus à un voyeurisme soumis ou frustrant, voire révoltant, plutôt qu'à un parcours fascinant.
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Ma cantine en ville - CITE DE L'ARCHITECTURE & DU PATRIMOINE ☆☆☆

PRÉSENTATION : L’exposition présente des projets architecturaux (prototypes et maquettes) créés par des étudiants en écoles françaises d’architecture, de design, d’art, d’ingénieur et de paysage dans le cadre d’un concours organisé par la Cité de l’architecture et du patrimoine. Le thème de ce concours, intitulé « Mini maousse 5 », était « la petite restauration de rue ». Les étudiants étaient invités à concevoir un dispositif capable de répondre à la préparation des aliments, à leur distribution et à leur consommation dans l’espace public. L’objectif, pour reprendre les propos de la Cité de l’architecture et du patrimoine, était « de sensibiliser les étudiants à un double enjeu planétaire : celui de l’alimentation et celui de l’espace public. Comment nourrir et se nourrir dans la densité et l’extension infinie de nos villes et comment faire que ces moments soient facteurs de sociabilité ? ».

AVIS : Intéressant et dépaysant ! C’est une scénographie exotique qui accueille le visiteur. En effet, les projets architecturaux - objets hybrides, mobiles et accueillants - sont dispersés dans un grand espace aux murs desquels sont affichées de volumineuses photos de cantines africaines ou asiatiques (le mot cantine est à entendre dans sa signification historique, celle « d’un meuble conçu pour le transport de vivre »). De plus, une ambiance sonore de souk de rue en pleine effervescence enveloppe le parcours.

Le parti pris est de recréer l’atmosphère d’un espace public vivant. On retrouve d’ailleurs, dans la démarche de la Cité de l’architecture et du patrimoine, la mélancolie du temps révolu où la rue, en France, et plus largement dans les pays occidentaux je pense, vibrait aux couleurs de ses occupants. Une époque où le quotidien se faisait dehors.

L’exposition s’interroge sur (ou déplore ?) la disparition de la société où « l’espace public est vécu » au profit de la société où « l’espace public est traversé ». Une rue qui ne sert que de passage n’est-elle pas le symptôme d’une société dont les membres se renferment sur leurs territoires privés ? Le partage d’un quotidien sur des bancs publics non générateur de valeur commerciale n’est-il pas nécessaire à la cohésion nationale et au bien vivre ensemble ? Ainsi, conserver le folklore d'un espace public s'avère un véritable défi pour le développement d'un pays. Avec « Ma cantine en ville » nous découvrons comment la mini-architecture alimentaire peut intervenir dans la création du lien social. Les initiatives concrètes qui émanent de cette idéologie, tel que les « gourmet food trucks parisiens » (Ex Le camion qui fume) et le mouvement « Street food » lancé par Thierry Marx, seront-ils durablement porteurs de la sociabilité gustative dans l'espace public ?

INFOS PRATIQUES : « Ma cantine en ville, voyage au cœur de la cuisine de rue » - Cité de l’architecture et du patrimoine – 5 Place du Trocadéro et du 11 Novembre, 75016 Paris – Tlj sauf mardi de 11h à 19h avec nocturne jusqu’à 21h le jeudi et vendredi - Plein tarif : 5 € / Tarif réduit : 3 € - jusqu’au 2 décembre 2013
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1925, Quand l'Art Déco séduit le monde – CITE DE L’ARCHITECTURE & DU PATRIMOINE ☆☆☆☆☆


PRÉSENTATION : L’exposition revient sur l’histoire du style Art Déco (1919-1940), esthétique aux motifs floraux et antiques mettant en avant les formes géométriques, pures et dynamiques. Cette rétrospective aborde en détails les étapes qui ont marqué la naissance du mouvement, son expansion mondiale ainsi que sa consécration artistique et commerciale. L’exposition s’arrête notamment sur l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes qui se tient à Paris en 1925 et qui représente l’apogée du style Art Déco. 

AVIS : Riche et passionnant ! Cette exposition, à portée didactique, offre aux visiteurs novices, curieux ou passionnés, un superbe voyage à travers un style qui a marqué l’esthétique d’une époque. De manière pédagogique et captivante, en utilisant une grande variété de supports (vidéos, peintures, mobiliers, photos, maquettes…), elle nous entraine dans une grande épopée. C’est un livre ouvert, une manière alternative et interactive d’aborder l’Histoire.

En quittant « la Belle Époque », marquée par l’exubérance du style Art Nouveau (1890-1914), nous entrons dans « Les Années Folles » de l’entre-deux guerres où l’industrie moderne luxueuse se développe à travers le style Art Déco. Nous découvrons que ce-dernier est né de l’impulsion de créateurs français architectes (Henri Sauvage…), décorateurs (André Véra…), couturiers (Paul Poiret…) ou sculpteurs (François Pompon). Le style Art Déco est le fruit d’une vision d’ensemble émanant de champs artistiques et de disciplines variés, ce que l’histoire qualifiera « d’Art Total », qui ira même jusqu’à influencer l’automobile et l’aviation. C’est le développement de la cité pour loger vite et pas cher en masse (Le Corbusier) et la logique du consommable (matières premières moins pérennes) qui supplanteront les créations de style Art Déco au sortir de la seconde Guerre Mondiale. Mais aujourd’hui encore, des façades d’immeubles mythiques de la capitale portent les marques de l’Art Déco (Le théâtre des Champs-Élysées, Le Grand Rex, La Samaritaine…).
 
Dans ce type d’exposition, il est toujours intéressant d’observer comment « les gens » qui racontent l’histoire ont compartimenté les évènements. Comment et quoi sélectionner pour garder l’essence d’une époque et la retranscrire aux futures générations de manière authentique et intelligible ? Cette exposition a le mérite de conserver un regard ouvert sur la complexité de ces « Années Folles », période certes propice à l’innovation mais durant laquelle une guerre se digère et une autre se prépare. Le récit ne se veut pas catégorique et égocentrique. Il y a une volonté de mettre en avant les éléments extérieurs qui ont traversé ce courant artistique qui a su unir des créateurs du monde entier. 

INFOS PRATIQUES : « 1925, quand l’Art Déco séduit le monde » - Cité de l’architecture et du patrimoine – 5 Place du Trocadéro et du 11 Novembre, 75016 Paris – Tlj sauf mardi de 11h à 19h avec nocturne jusqu’à 21h le jeudi et vendredi - Plein tarif : 9 € / Tarif réduit : 6 € - jusqu’au 3 mars 2014
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Decorum - MAM ☆☆☆☆☆


PRÉSENTATION : L’exposition met en lumière l’art textile en présentant plus d’une centaine de tapis et de tapisseries signés par des personnalités majeures du monde de l’art moderne (Fernand Léger, Pablo Picasso, Le Corbusier) et contemporain (Dewar & Gicquel, Vidya Gastaldon). De plus, Decorum permet de découvrir les œuvres tissées, souvent insoupçonnées, d’artistes méconnus (Guidette Carbonell). Des pièces anonymes de différentes époques et régions sont également exposées.

AVIS : Génial! Cette exposition offre au visiteur un regard passionné sur l’art textile avec une mise en scène remarquable et une approche instructive. De plus, c’est avec pédagogie que l’exposition, comme le souhaite le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, « va à l’encontre des idées reçues présentant la tapisserie comme un art mineur ou anachronique ». On y découvre ainsi une partie de l’immense richesse générée par la création textile. Une richesse esthétique, conceptuelle et historique.

Je pense pouvoir affirmer que le tapis n’est pas vraiment considéré comme un immense objet d’art par le grand public. Moi le premier, je ne concevais dans sa raison d’être qu’un usage fonctionnel et si possible décoratif. J’ai pourtant découvert au cours de cette exposition que la tapisserie a fait l’objet de nombreuses recherches artistiques au cours de l’histoire. De la tapisserie classique aux créations contemporaines, un immense écart sépare les œuvres dans les techniques et les matériaux. L’exposition met bien en évidence cette évolution de son aspect physique. On voit au fur et à mesure de la visite le tapis changer d’aspect. Il quitte peu à peu le sol pour prendre son indépendance des formes classiques que lui impose le diktat du fonctionnel. Il se lève pour devenir un objet d’art à part entière aux formes inattendues et volumiques. Le tissage numérique fait même son apparition à la fin de l’exposition ! De plus, il peut aussi être porteur de revendications sociales, politiques ou idéologiques. On découvre par exemple des tapisseries féministes datant des années 60.
 
L’ambiance de l’exposition est extraordinaire. La scénographie quitte le mur et envahit l’espace. Le visiteur, immergé dans un environnement visuel et tactile superbe, est aussi bercé par une « musique d’ameublement » diffusée en fond sonore dans les salles de l’exposition. Remarquable !

INFOS PRATIQUES : « Decorum » - MAM - 11 Avenue du Président Wilson, 75016 Paris - Tous les jours de 10h à 18h sauf le lundi et nocturnes jusqu’à 22h le jeudi - Plein tarif : 8 € / Tarif réduit : 6/4 € - jusqu’au 9 février 2014
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