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Éteins la Télé Mec !

J'ai visité pour vous la rétrospective monographique consacrée à Hervé Télémaque (né en 1937) qui se tient au Centre Pompidou jusqu'au 18 mai prochain. 

L'exposition présente plus de soixante-quinze œuvres, peintures, dessins, collages, objets et assemblages, de cet artiste français d'origine Haïtienne. 

Les œuvres d'Hervé Télémaque possèdent à leur début une touche prononcée d'abstraction colorée, sous l'influence de l’expressionnisme abstrait américain. C'est ma période préférée de Télémaque. On y voit des formes peintes en couleurs vives, torturées mais tout à fait pures, gigoter gaiement sur des séries de tableaux. 
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Artiste ou bonimenteur ?

Cette semaine, j'ai visité pour vous l'expo « Jeff Koons » au Centre Pompidou. Jeff Koons est un artiste américain né en 1955 qui, pour essayer de résumer son œuvre en une phrase, conçoit des œuvres ready-made, c'est à dire déjà toutes faites, à l'esthétique pop art et kitsch, c'est à dire mélangeant des couleurs décalées et flashys, avec des techniques de productions novatrices, c'est à dire présentant un assemblage très technique et complexe. 

Les premiers sujets récurrents des œuvres de Jeff Koons sont les objets de la consommation ou de la culture mainstream tels que les aspirateurs, les publicités, les ballons de basket ou les stars du show biz. Et les deuxième sujets récurrents de ses œuvres sont les figures de l'enfance telles que les nounours, les jouets gonflables, les bonbons ou les dessins animés. 
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Avant le succès, l'indécision...

Cette semaine, j'ai visité pour vous l'exposition "Marcel Duchamps" au Centre Pompidou qui se propose d'analyser l'oeuvre de Marcel Duchamps à travers sa production de peintures. 

Le visiteur découvre donc les sources d'inspiration et les propres peintures du maître dada. Cependant quelle grande déception ! 

En effet, les œuvres présentées sont très peu nombreuses. A part comprendre que l'artiste s'est beaucoup tâté avant d'en arriver à sa conceptualisation du ready-made, nous sortons de cette exposition plutôt désappointé. 

Deux impressions d'affrontent. Tout d'abord, on se dit que le musée s'est servi du prête nom Duchamps pour organiser une exposition à succès à moindre coût en se disant que si les gens
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L'art Martial !

Martial Raysse
CENTRE POMPIDOU

Jusqu'au 22 septembre 2014
LE BLOG DES EXPOS : 
Thématique : Art Contemporain
Durée approx. : 60 minutes
Localisation : 4ème
Tarif (plein et réduit) : 13€ / 10€

PRÉSENTATION & AVIS : Le Centre Pompidou présente une grande rétrospective de plus de 200 œuvres (peintures, dessins, films, sculptures et installations) consacrée au travail de l'artiste
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Henri Cartier-Bresson - CENTRE POMPIDOU

Jusqu'au 9 juin 2014
LE BLOG DES EXPOS : 

PRÉSENTATION & AVIS : Le Centre Pompidou présente une grande rétrospective du photographe français Henri Cartier-Bresson (1908-2004). De très nombreuses photos, quelques vidéos et différents documents (magazines, dessins, peintures...) explorent l'étendu de la carrière du photo-reporter et artiste. Et quelle carrière ! Le parcours d'Henri Cartier-Bresson est impressionnant : il traînait avec les surréalistes à l'âge de 20 ans, il a fait le tour du monde, il est emprisonné pendant trois ans durant la 2ème Guerre Mondiale avant de s'enfuir et de rentrer dans la résistance, il a photographié les plus grands événements du 20ème siècle (Guerre Civile espagnole, Guerre Froide, Développement de l'Asie....), il a
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Le temple de l'art contemporain - LE CENTRE POMPIDOU

Le Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou, ou plus communément appelé le Centre Pompidou, est pour moi un des lieux les plus extraordinaires de Paris. Pensé en 1969 par le président Georges Pompidou et inauguré en 1977, c'est un espace polyculturel ultra dynamique dédié à la création moderne et contemporaine. Il rassemble une des plus grandes bibliothèques de lecture publiques européennes, une superbe librairie, de grandes galeries d'expositions temporaires, des salles de spectacles, cinéma et conférences, une des trois plus importantes collections permanentes d'art moderne et contemporain au monde, un institut de création musicale (IRCAM), deux restaurants et aussi, ce n'est pas rien, une des plus belles vues de Paris. Doté d'une architecture interstellaire (conçue par Renzo Piano, Richard Rogers et Gianfranco Franchini) et présidé par Alain Seban depuis 2007, le Centre Pompidou est une des attractions les plus populaires de France (16000 visiteurs par jour) et une énorme structure (1 000 employés, 100 millions d'euros de budget). Zoom sur 4 événements qui ont marqué l’actualité du Centre ces derniers mois.


MODERNITÉS PLURIELLES ☆☆☆☆☆

PRÉSENTATION : L'exposition présente un nouvel affichage de la collection moderne permanente du Centre Pompidou. Mille œuvres couvrant 65 ans de l'histoire de l'art (1905 à 1970) sont exposées, 400 artistes sont mis en avant et 47 pays sont représentés. L'exposition présente un parcours chronologique et thématique (par courant créatif).

AVIS : Superbe ! Quelle meilleure façon de découvrir l’histoire de l'art moderne que de se promener dans les galeries de cette exposition. On y retrouve tous les grands maîtres des avants garde (Picasso, Léger, Cézanne...) et tous les grands courants artistiques (cubisme, expressionnisme, constructivisme, surréalisme...) qui ont marqué le 20ème siècle. Il y en a pour tous les goûts, pour toutes les envies, pour toutes les cultures. L'exposition est d'une richesse inouïe et je pense qu'il faut venir plusieurs fois pour la déguster à sa juste valeur. Un grand bravo à la scénographie qui utilise fréquemment un élément qui m'enchante : l'accrochage dense et composé sur un même mur. Ainsi, en jouant sur l'accumulation et l'interaction d’œuvres d'un même périmètre créatif, les murs rayonnent.

Et puis nous avons presque l'impression d'être chez soi, dans son salon. En effet, de nombreuses œuvres affichées sont tellement célèbres qu'elles nous sont devenues familières. On passe et repasse devant certaines toiles avec enchantement. Je suis personnellement un grand fan de l’expressionnisme allemand et du mouvement de la Nouvelle Objectivité (Ernst Ludwig Kirchner, Otto Dix, George Grosz...) et je vous encourage à vous arrêter contempler les formes saillantes et expressives des toiles de ces artistes. En présentant une collection internationale et pluridisciplinaire (peinture, sculpture, photographie, architecture...), le Centre Pompidou propose une histoire de l'art qui enchantera les puristes, grands connaisseurs des disciplines artistiques, et les curieux amateurs, comme moi, à la recherche d'émotion et de réflexion. Et en plus, c'est gratuit !

INFOS PRATIQUES : « Modernité plurielles » - Centre Pompidou – Place Georges Pompidou, 75004 Paris - Tous les jours sauf mardi 11h à 21h – Gratuit


LE SURRÉALISME ET L’OBJET ☆☆☆☆

PRÉSENTATION : L'exposition présente à travers plus de 200 œuvres l'histoire, considérée aujourd'hui comme révolutionnaire dans l'art, de la relation entre les surréalistes, qui rejettent tout contrôle exercé par la raison, l'esthétique ou la morale, et l'objet, à entendre comme œuvre d'art en trois dimensions.

AVIS : Très belle exposition ! Un élément me semble-t-il mettra tout le monde d'accord : la superbe scénographie ! Le parcours présente un espace enchanté et poétique, plongé dans une timide obscurité et traversé par des effets visuels et sonores géniaux. De plus, l'exposition contentera à la fois les visiteurs avides de métaphysiques provocatrices et émotionnelles ainsi que les visiteurs curieux d'en savoir plus sur l'histoire du courant surréaliste, les interactions entre ses membres et les critères concrets de certaines de leurs œuvres. C'est en sortant de l'exposition, lors d'un débat endiablé avec ma mère, que j'ai réalisé ce double aspect. En effet, tandis que cette dernière était ravie d'avoir appris que l’œuvre de Dali, « Téléphone aphrodisiaque », représentant un homard sur un téléphone, faisait partie d'une série d’œuvres dans laquelle l'artiste travaillait sur les associations entre comestibles et immangeables, je jouissais plutôt du caractère fortement subversif du « Porte-Bouteilles » de Marcel Duchamp ou de la gueule expressive de la « Poupée » de Hans Bellmer.

Ceci pose la problématique de l'audioguide ! Vous l'aurez compris, mon mode de consommation des expositions ne l'intègre pas dans mes visites. Ma théorie est la suivante : pour profiter d'une œuvre d'art, il faut se dégager de toutes interférences extérieures au cours de son parcours pour se concentrer sur l'émotion ou la réflexion (quitte à ne rien comprendre). Ceci dans l'objectif de développer une capacité de penser et de sentir par soi-même. Concrètement, ça m'est égal de savoir que l’œuvre est peinte en « 1905 pour représenter une rupture amoureuse », je veux le ressentir en regardant la toile !!! Je ne cherche pas à comprendre, puisque je pense qu'il n'y a pas de vérité absolue mais que des interprétations, je veux réfléchir et être ému en relation directe avec l’œuvre. Le processus de domestication de l’œuvre, c'est à dire le recueil d'information pour accompagner son approche de la création, doit intervenir ultérieurement. L'instant doit être brut quitte à décevoir (la joie n'en sera que plus belle) !

INFOS PRATIQUES : « Le surréalisme et l'objet » - Centre Pompidou – Place Georges Pompidou, 75004 Paris - Tous les jours sauf mardi 11h à 21h – Plein tarif : 13 € / Tarif réduit : 10 € - Jusqu'au 3 mars 2014


DANIEL DEWAR & GREGORY GICQUEL ☆☆☆

PRÉSENTATION & AVIS : L'exposition présente dans la Galerie 315, au sein du Centre Pompidou, le travail de Daniel Dewar et Grégory Gicquel, lauréat du prix Marcel Duchamp 2012. Ce prix récompense chaque année depuis 2000 un artiste plastique et visuel français novateur. Organisé avec le soutien du Centre Pompidou, le prix est remis lors de la Foire Internationale d'Art Contemporain (FIAC) de Paris. La galerie 315, relativement petite mais très aérienne, devient ainsi un porte voix pour la création contemporaine. Elle héberge pendant deux mois une création originale du Lauréat du prix. Ceci permet de poser un regard introductif sur un travail nouveau tout en donnant un éclairage à un événement artistique. La démarche du Centre Pompidou est une nouvelle fois géniale : donner de la visibilité à la création. Les travaux artistiques de Dewar & Gicquel (nés respectivement en 1976 et 1975) sont basés sur les expériences sculpturales souvent démesurées (taille de pierre, de bois ou de céramique et tapisserie) et leurs œuvres sont systématiquement faites main.

INFOS PRATIQUES : « DanielDewar & Grégory Gicquel » - Centre Pompidou – Place Georges Pompidou, 75004 Paris - Tous les jours sauf mardi 11h à 21h – Plein tarif : 13 € / Tarif réduit : 10 € - Jusqu'au 4 janvier 2014


DONATION FLORENCE ET DANIEL GUERLAIN ☆☆☆

PRÉSENTATION & AVIS : L'exposition présente une partie de la donation au Centre Pompidou de 1 200 dessins issus de la collection Daniel et Florence Guerlain. Cette donation regroupe des œuvres sur papier de plus de 200 artistes de 38 nationalités différentes, un melting pot créatif. Difficile de voir émerger un style particulier dans cette multitude. L'atmosphère qui en ressort m'est apparue dans l'ensemble, sans connotation péjorative aucune, obscure et apocalyptique. En se promenant dans le labyrinthe créé pour l'occasion au premier étage des collections permanentes du musée, on n'échappe pas à son dessin coup de cœur. Le mien : la série d'explosions en noir et blanc de Marcel Van Eeden, dessinateur néerlandais né en 1965. Au final cette exposition me conduit aussi à cette problématique : que ressent un collectionneur en donnant le fruit de sa passion (et de son argent aussi) à un musée ? Est-ce se délester d'un poids, d'une dépendance compulsive éreintante ? Est-ce une question d’ego et de pouvoir d'influence ? Est-ce une déchirure pour la bonne cause ?

INFOS PRATIQUES : « DonationFlorence et Daniel Guerlain » - Centre Pompidou – Place Georges Pompidou, 75004 Paris - Tous les jours sauf mardi 11h à 21h – Plein tarif : 13 € / Tarif réduit : 10 € - Jusqu'au 30 mars 2014


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Pierre Huyghe - CENTRE POMPIDOU ☆☆☆☆☆

PRÉSENTATION : L’exposition présente à la galerie sud du Centre Pompidou une rétrospective de plus d’une cinquantaine d’œuvres du vidéaste et plasticien contemporain français Pierre Huyghe.

AVIS : Excellent ! Voici une vraie baffe artistique et intellectuelle. Toutefois, en rentrant dans la galerie sud, je me suis tout d’abord senti sceptique. Les premières œuvres qui se présentent aux visiteurs, sculptures minérales, ne m’ont que peu inspirées. J’avoue mon appréhension des faces-à-faces avec des œuvres sans vie qui, portant peut être une vision du monde à méditer, ne génèrent pas en moi d’émotions et me laissent un goût insipide. Mais soudain, changement absolu de sentiment, je me rends compte que je suis rentré dans un univers incroyable, qui peu à peu m’imprègne et me paraît à chaque instant plus extraordinaire.

Je dis un univers car toutes les œuvres m'apparaissent liées entre elles. Dans cette galerie, on croise un melting-pot de sculptures, de vidéos, de bruits, de performances, d'ambiances…. Que de choses étonnantes, voire extravagantes, qui s’enchaînent et s’entremêlent pour nous désarçonner ou nous interpeller. Je ne peux pas, et ne souhaite pas, vous révéler toutes les surprises qui surgissent au cours de cette visite - difficile de décrire l'aspect physique ou esthétique de ce tout - mais je pense pouvoir conseiller sans scrupules : foncez voire cette expo, prenez le temps de surmonter la première impression déstabilisante et savourez ! Soyez attentif et mobile, laissez-vous guider par l'atmosphère, vous verrez apparaître des têtes d’aigle, une patineuse artistique, des abeilles en liberté…. C’est une exposition qui n’a pas de sens. Elle se visite au feeling. C’est une chemin à réaction : un bruit retentit à droite, on y fonce, une lumière déchire l’espace à gauche, on y court.

Le monde qui nous apparaît résiste à la raison, nous bouscule, nous fait réfléchir, ne nous propose pas de vision du monde, en tout cas me semble-t-il. Cependant, il nous pousse à dépasser les notions de bien et de mal, de blanc et de noir, il nous pousse à dépasser la conception classique de toute chose, nous encourage à nous perdre dans une fiction solidaire. Car c’est aussi une aventure humaine. En effet, interloqués, tous les visiteurs se regardent avec des grands yeux écarquillés et émerveillés, on court ensemble d’un bout à l’autre des endroits en étant à chaque fois hallucinés. On devient complice de cette mascarade et chacun d’entre nous développe avec l’autre un lien particulier, tout le monde est conscient de vivre un moment inédit. Et d’ailleurs tout est fait pour créer ce lien. En effet, à l’accueil, un jeune type demande son nom à chaque visiteur et le crie bien fort à l'audience pour annoncer les nouveaux venus dans la galaxie Pierre Huyghe !

INFOS PRATIQUES : Jusqu'au 6 janvier 2014 / Centre Pompidou – Place Georges Pompidou, 75004 Paris / Ouvert tous les jours sauf mardi de 11h à 23h / Droit d´entrée : 13 ou 11 euros. Tarif réduit : 10 ou 9 euros.
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TROIS EXPOS INOUBLIABLES ! ☆☆☆☆☆

PRÉSENTATION & AVIS : L'exposition présente une grande rétrospective de plus de 250 œuvres de l'artiste américain Keith Haring (1958-1990). On découvre avec plaisir son dessin si particulier (traits enfantins, couleurs vives, symboles répétitifs), sa manière de travailler (dessin rapide et incessant, en écoutant de la musique, sur tous type de supports) et son ambition artistique (utiliser l'espace public et un dessin simple pour s'adresser au plus grand nombre). Le thème de l'exposition est avant tout consacré à la démarche politique de sa création. On en apprend plus sur son activité militante pour la justice sociale et la liberté individuelle. Keith Haring s'est illustré dans la lutte contre le racisme, l'homophobie ou encore la destruction de l'environnement. Victime de l'épidémie de Sida, il a créé une fondation caritative au profit de la lutte contre la maladie. Icône de la deuxième vague du Pop art américain, dont l'explosion a lieu dans les années 80, et soutenu par Andy Warhol, considéré comme son mentor, Keith Haring reste aussi un personnage subversif. L'exposition présente une quantité d’œuvres incroyable dans un espace aéré et plaisant. C'est un ravissement visuel dans lequel on découvre un peu plus l'univers de cette grande star de l'art.


PRÉSENTATION & AVIS : L'exposition présente une grande rétrospective de plus de 130 peintures de l'artiste franco-hongrois Simon Hantaï (1922-2008). On découvre dans un parcours chronologique rigoureux et exhaustif toute l'évolution de sa démarche artistique. Les salles, larges et aérées, permettent une contemplation parfaite de chaque toile. A ses débuts, Simon Hantaï façonne une production surréaliste. Je retiens ses tableaux incorporant des sculptures de corps étrangers (comme des squelettes de têtes d'oiseaux) fixées à la toile. Ceci donne l'impression que le dessin s'échappe du cadre. Ensuite, peu à peu, il développe une esthétique propre et surtout, une technique de création inédite basée sur le pliage. Cela donne de grand tableaux, que je qualifierai de cellulaires et fœtusien, qu'il produit par série (Les Tabulas, les Meuns, les Mariales....). Superbe !
 

PRÉSENTATION & AVIS : L'exposition présente une rétrospective de plus d'une centaine de peintures de l'artiste franco-biélorusse Marc Chagall (1887-1985). On découvre, dans un parcours chronologique, son univers allégorique et onirique. La salle d'explosion, plongée dans l'obscurité, renforce, en adéquation avec l’œuvre de l'artiste, la sensation lunaire de la visite. Marc Chagall nourrit son dessin, figuratif et singulier, de thèmes récurrents inspirés par son histoire personnelle et le contexte historique (sa ville natale, la bible, la tradition juive....). Une mention spéciale pour le thème du couple, qu'il aborde avec poésie et sensibilité, et le tableau « paysage bleu ». Un travail très émouvant. Pour conclure, je reprends la formule du Musée du Luxembourg : « un univers pictural profondément singulier, reflet autant du monde contemporain que des propres émotions de l'artiste »....