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La souffrance est un plat qui se déguste...

J'ai visité pour vous l’enivrante exposition « Sade, Attaquer le soleil » au Musée d'Orsay. Le visiteur va pouvoir découvrir un grand ensemble de peintures et de sculptures, de toutes périodes et styles artistiques confondus, présentées pour illustrer des extraits de textes de Donatien Alphonse François de Sade, plus connu sous le nom du Marquis de Sade. 

Homme de lettre français du 18ème siècle, Sade est un personnage controversé pour son œuvre érotique empreinte de violences et de cruautés impunies. 

La question se pose donc : le Marquis de Sade est-il un grand philosophe de l'oppression et du désir ou un pervers sexuel sans scrupules ? 
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Et la lumière fût !

Que la lumière soit !
FONDATION EDF

Jusqu'au 31 août 2014
LE BLOG DES EXPOS : ☆☆☆☆
Thématique : Art Contemporain
Durée approx. : 60 minutes
Localisation : 7ème
Tarif (plein et réduit) : Gratuit

PRÉSENTATION & AVIS : La Fondation EDF rend hommage à l'histoire de ''l'art lumineux'' ou comment l'éclairage électrique, en plus d'avoir modifié le quotidien de la planète, a fait émerger des pratiques artistiques nouvelles.
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Indiens des Plaines - MUSÉE DU QUAI BRANLY

Jusqu'au 20 juillet 2014
LE BLOG DES EXPOS : ☆☆☆

PRÉSENTATION & AVIS : Le Musée du Quai Branly consacre une rétrospective à ''l'art des Plaines'' à entendre comme l'ensemble des objets et œuvres d'art réalisés par les populations amérindiennes des Grandes Plaines d'Amérique du Nord. Ces vastes plaines, partie médiane des États-Unis et du Canada, semi-arides et désertiques, s'étendent sur un très long territoire allant de la province du Saskatchewan (Nord) au Texas (Sud) et du bassin du Mississippi (Est) aux Montagnes Rocheuses (Ouest). Cette région regroupait une grande quantité de peuples d'origines diverses, nomades ou sédentaires, tels que les célèbres Apaches, Sioux, Comanches et Cheyennes. Ces peuples se sont, des premiers contacts avec les Européens au 16ème siècle jusqu'à aujourd'hui, rétrécis et dispersés pour ne former actuellement que des diasporas ou des
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Gustave Doré, L'imaginaire au pouvoir - MUSÉE D'ORSAY

Jusqu'au 11 mai 2014
LE BLOG DES EXPOS : ☆☆☆☆☆

PRÉSENTATION & AVIS : Le Musée D'Orsay présente une rétrospective du caricaturiste, illustrateur, peintre et sculpteur français Gustave Doré (1832-1883). Le parcours de l'exposition évoque de manière chronologique et thématique le travail créatif de l'artiste. Une grande attention est portée à la célébrité internationale qu'il acquiert grâce à ses illustrations d’œuvres littéraires classiques et contemporaines (Rabelais, Dante, La Bible, Cervantès, Poe, Balzac, Hugo...). Il connut aussi un grand succès en tant que propriétaire d'une galerie d'art à Londres, la Doré Gallery. L'exposition distille savamment de nombreux éléments sur sa vie et ses engagements (on apprend par exemple qu'il était féru d'alpinisme). Esthétiquement, je retiens parmi tous ses travaux, ses monumentales huiles sur toile de paysages (de l’Écosse à la Suisse) où, dans un lyrisme sublime, les rayons d'un soleil invisible traversent des nuages sombres et opaques pour inonder une vallée verdoyante. Il travaille avec virtuosité et livre des images foisonnantes de détails qui sont, pour citer le Musée d'Orsay, « d'une grande religiosité face au spectacle de la nature ». Il a aussi réalisé, dans une grande variété de techniques et avec une grande puissance dramatique, des peintures religieuses et sociales. On découvre enfin l'influence de Gustave Doré sur les artistes contemporains particulièrement dans la bande dessinée et le cinéma (des projections lors de l'exposition proposent d'ailleurs de nombreuses comparaisons entre ses œuvres et des extraits de films contemporains). Une exposition superbe !

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Masculin / Masculin - MUSÉE D'ORSAY ☆☆☆

PRÉSENTATION : L'exposition présente l'évolution de la représentation artistique du corps nu de l'homme, de 1800 à nos jours, à travers la peinture, la sculpture et la photographie. Le parcours s'articule autour de thématiques qui ambitionnent de refléter toutes les facettes, dimensions et significations de la représentation de la nudité masculine au cours de l'histoire de l'art (l'homme héros, l'homme sportif, l'homme mythologique, l'homme amoureux, l'homme en souffrance...). L'exposition Masculin / Masculin se veut la première grande rétrospective sur cette problématique (après celle organisée il y a tout juste un an par un musée Autrichien). 

MON AVIS : Indécis. C'est, d'un point de vue esthétique, un vrai régal. De superbes œuvres, de toutes les époques et courants de l'histoire de l'art de ces trois cent dernières années, s'enchaînent brillamment pour le plus grand plaisir des émotions. La liste des œuvres qui ont retenu mon attention serait trop longue à dérouler : «Prométhée» de Gustave Moreau, «Dead father» de Ron Mueck, «Fléau» de Henri Camille Danger (Cf. galerie).... Pour ne pas m'étendre, je ne retiendrai d'abord qu'un travail : les photographies kitchs, provocantes et malignes du couple d'artistes français Pierre & Gilles. Celles-ci représentent des corps nus d'hommes, sublimés dans un univers idyllique aux couleurs étincelantes (Cf. visuel de gauche de l'affiche de l'exposition). Je ne m’arrêterai ensuite que sur une seule œuvre : «L'art de la guerre» de l'artiste plasticienne française contemporaine Orlan (Cf. image ci-dessous). Cette toile parodie, de manière brute et frappante, le célèbre tableau de Gustave Courbet, «L'origine du monde», pour mettre en comparaison, me semble-t-il, avec ironie et provocation, le rôle primaire et destructeur du mâle dans l'histoire de l'humanité face au statut enchanteur de procréatrice, et donc de reconstructrice, de la femme.

Toutefois, je n'ai pas trouvé dans cette exposition de fil conducteur suffisamment abouti. La thématique de base est géniale et captivante mais, malheureusement, je trouve qu'elle n'est pas à la hauteur de ses ambitions d'un point de vue éditorial. Les œuvres, bien que formidables, ne me semblent pas répondre exhaustivement à la problématique de départ. On n'arrive pas vraiment à identifier toutes les dimensions que soulèvent la nudité de l'homme dans l'art. Par exemple, la problématique de la représentation du sexe de l'homme dans l'histoire de la peinture ne me semble pas suffisamment abordée et détaillée. Pourtant, elle m'apparaît comme l'élément fondamental de la nudité masculine. Qu'est-ce qui explique que le sexe masculin, très longtemps caché dans les œuvres d'art, se soit peu à peu révélé puis exhibé à l’œil du spectateur ? Pas vraiment de réponse à se mettre sous la dent. Les cartels de présentation sont assez évasifs et généraux. Je déplore ainsi la pudeur excessive du résultat. Pour une exposition sur la nudité, c'est dommage....

INFOS PRATIQUES : Jusqu'au 2 janvier 2014 / Musée d'Orsay – 1, rue de la légion d'honneur, 75007 Paris / Ouvert du mardi au dimanche de 9h30 à 18h avec une nocturne jusqu'à 21h15 le jeudi / Tarif plein : 12 euros, entrée libre pour les moins de 25 ans

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Camille Claudel - MUSÉE RODIN ☆

PRÉSENTATION : A l'occasion du 70ème anniversaire de la mort de Camille Claudel (1864-1943), l'exposition rend hommage à la sculptrice française. Le musée Rodin présente une vingtaine d'œuvres de l'artiste qui a vécu une relation passionnelle et tumultueuse avec Auguste Rodin (1840-1917). Ces œuvres sont issues de la propre collection permanente du musée. Elles ont été données par le frère de Camille Claudel, le poète et écrivain Paul Claudel, ou achetées directement par l'institution.

MON AVIS : Déception.... J'attendais beaucoup de cette exposition. Séduit par quelques sculptures de Camille Claudel, découvertes dans ce même musée Rodin lors d'une précédente visite, j'avais donc, dans un premier temps, hâte d'explorer plus amplement le travail de l'artiste et de contempler les créations qui en découlaient (notamment pour les mettre en parallèle avec le style et l'univers d'Auguste Rodin, de 24 ans son aîné et considéré comme ayant profondément marqué la vie personnelle de la sculptrice). Camille Claudel fût internée en hôpital psychiatrique en 1913 ; je souhaitais donc, dans un deuxième temps, savoir si la démence avait pu influencer ses œuvres et en quoi. Malheureusement, aucune réponse exhaustive à ces questions dans cette exposition. En effet, le musée, en regroupant simplement les œuvres qu'il possédait déjà de l'artiste, n'a pas ajouté de contenu rédactionnel supplémentaire. Les sculptures ne sont identifiées que par un petit encart à l'entrée du musée dont le contenu est très court. De plus, on n'a pas l'impression qu'un espace muséal ait été érigé spécialement pour se consacrer aux sculptures. Celles-ci sont entreposées au milieu d’œuvres d'autres artistes (qui n'ont pas de liens thématiques particuliers avec le travail de Claudel) ce qui réduit l'effet de mise en avant du travail de la sculptrice et déstabilise le spectateur.

Une visite au musée Rodin est toujours un pur plaisir (à découvrir sans hésitation!). L'hôtel Biron, hôtel particulier du 7ème arrondissement possédant le plus grand espace vert privé de la ville de Paris et qui domicilia l'atelier parisien d'Auguste Rodin pendant une certaine période, est plein de charme. Néanmoins, on a l'impression qu'à travers cette exposition, l'opération « Les 70 ans de la mort de Camille Claudel », le musée souhaite plus marquer symboliquement le coup que réellement innover. C'est un événement de communication qui a du sens mais qui est artistiquement, à mon sens, sans valeur ajoutée par rapport à la collection permanente. C'est d’ailleurs pour cela que le musée, me semble-t-il, à très peu communiqué sur l'exposition. A noter que des événements additionnels auront lieu autour de l'exposition (toutes les informations sur le site internet du musée).

Mention particulière pour la sculpture en marbre-onyx et bronze «La vague» (Ci-à coté) où l'on voit une vague gigantesque sur le point de s'écrouler sur trois jeunes filles dansantes et rieuses main dans la main. La tension est à son comble. C'est le calme avant la tempête. Comme si l'artiste, en réalisant un arrêt sur image dans un moment si paradoxal et inquiétant, voulait nous montrer qu'à tout moment des imprévus pouvaient nous sauter dessus. L'issue de la sculpture semble inévitable. Ceci insinuerait que, telle une fatalité, il faudrait accepter les vicissitudes du quotidien. Par contre, la joie et l'entraide constantes, symbolisées par les trois personnages et leur innocence, montrent bien qu'il ne faut pas se résigner et arrêter de s'amuser et partager ensemble jusqu'au bout.

INFOS PRATIQUES : Jusqu'au 5 janvier 2014 / Musée Rodin - 79, rue de Varenne, 75007 Paris / Ouvert tous les jours sauf le lundi de 10h à 17h45 avec nocturne jusqu'à 20h45 le mercredi soir / Tarif plein : 6 euros, Tarif jeune : gratuit.
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