PRÉSENTATION :
L’exposition met en lumière l’art textile en présentant plus d’une centaine de
tapis et de tapisseries signés par des personnalités majeures du monde de l’art
moderne (Fernand Léger, Pablo Picasso, Le Corbusier) et contemporain (Dewar
& Gicquel, Vidya Gastaldon). De plus, Decorum permet de découvrir les
œuvres tissées, souvent insoupçonnées, d’artistes méconnus (Guidette
Carbonell). Des pièces anonymes de différentes époques et régions sont
également exposées.
AVIS :
Génial! Cette exposition offre au visiteur un regard passionné sur l’art
textile avec une mise en scène remarquable et une approche instructive. De
plus, c’est avec pédagogie que l’exposition, comme le souhaite le Musée d’Art
Moderne de la Ville de Paris, « va à l’encontre des idées reçues
présentant la tapisserie comme un art mineur ou anachronique ». On y
découvre ainsi une partie de l’immense richesse générée par la création
textile. Une richesse esthétique, conceptuelle et historique.
Je pense pouvoir
affirmer que le tapis n’est pas vraiment considéré comme un immense objet d’art
par le grand public. Moi le premier, je ne concevais dans sa raison d’être qu’un
usage fonctionnel et si possible décoratif. J’ai pourtant découvert au cours de
cette exposition que la tapisserie a fait l’objet de nombreuses recherches
artistiques au cours de l’histoire. De la tapisserie classique aux créations
contemporaines, un immense écart sépare les œuvres dans les techniques et les
matériaux. L’exposition met bien en évidence cette évolution de son aspect physique.
On voit au fur et à mesure de la visite le tapis changer d’aspect. Il quitte
peu à peu le sol pour prendre son indépendance des formes classiques que lui
impose le diktat du fonctionnel. Il se lève pour devenir un objet d’art à part
entière aux formes inattendues et volumiques. Le tissage numérique fait même
son apparition à la fin de l’exposition ! De plus, il peut aussi être porteur
de revendications sociales, politiques ou idéologiques. On découvre par exemple
des tapisseries féministes datant des années 60.
L’ambiance de l’exposition
est extraordinaire. La scénographie quitte le mur et envahit l’espace. Le
visiteur, immergé dans un environnement visuel et tactile superbe, est aussi
bercé par une « musique d’ameublement » diffusée en fond sonore dans les salles
de l’exposition. Remarquable !
INFOS PRATIQUES :
« Decorum » - MAM - 11 Avenue du Président Wilson, 75016 Paris - Tous les jours
de 10h à 18h sauf le lundi et nocturnes jusqu’à 22h le jeudi - Plein tarif : 8
€ / Tarif réduit : 6/4 € - jusqu’au 9 février 2014

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