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Le bric-à-brac Haïtien !

J'ai visité pour vous l'exposition « Haïti, deux siècles de création artistique » qui se tient dans les Galeries Nationales du Grand Palais jusqu'au 15 février prochain.

L'exposition, qui se veut la première à aborder un tel enjeu, a pour ambition de faire découvrir au visiteur la richesse de la création artistique haïtienne de ces deux cents dernières années. 

Une exposition défricheuse donc qui cohabite depuis quelques semaines de manière plus confidentielle au milieu des deux monstres du moment au Grand Palais, qui ont trusté l'attention et l'affluence : Katsushika Hokusaï et Niki de Saint-Phalle. 
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J'en ai pas marre de cette nana là !

Cette semaine, j'ai visité pour vous l'expo « Niki de Saint Phalle » dans les galeries nationales du Grand Palais et autant vous le dire tout de suite, j'ai adoré ! Cette chronique sera donc entièrement subjective, excessive en éloge et dithyrambique en compliment ! 

Mais commençons par des éléments factuels : qui est Niki de Saint Phalle ? Fille d'une mère américaine et d'un père français, née en 1930, à Neuilly-sur-Seine, dans une famille aisée, et décédée en 2002, elle est aujourd'hui présentée comme une artiste, plasticienne, peintre et sculptrice. 

Elle est en réalité, pour moi en tout cas, plus que ça : elle n'est pas artiste, elle est une divine créatrice. Quel est la différence ? La différence c'est que
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L'étrange Cité des Kabakov - GRAND PALAIS

Jusqu'au 22 juin 2014
LE BLOG DES EXPOS : ☆☆☆

PRÉSENTATION & AVIS : Le Grand Palais invite chaque année depuis 2007 dans le cadre de l'opération ''Monumenta'' un artiste contemporain de renommée internationale à investir sa lumineuse et gigantesque Nef (13 500 mètre carré d'espace) avec une œuvre inédite. Le couple d'artistes conceptuels russes Ilya et Emilia Kabakov (nés respectivement en 1933 et 1945) est la vedette de l'édition 2014. Ils présentent une immense et mystérieuse cité à l'architecture futuriste et épurée, considérée comme utopique, dans laquelle le visiteur circule avec circonspection. En effet, tout est étrange, la cité semble avoir été abandonnée et pillée alors qu'elle débutait son grand développement. Un immense radar teinté de couleurs primaires et disposé à l'entrée de l'installation propulse sur toute la ville un son inquiétant. Il règne une atmosphère de fin du monde, post-apocalypse.
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Candido Portinari - GRAND PALAIS

Jusqu'au 9 juin 2014
LE BLOG DES EXPOS : ☆☆☆☆☆

PRÉSENTATION & AVIS : Le Grand Palais présente gratuitement dans son Salon d'Honneur une fresque colossale exaltant une humanité pacifiée et unie. Intitulée ''Guerre et Paix'', elle est constituée de deux panneaux monumentaux qui s'opposent : d'un coté la tyrannie de la violence, représentée par le noir, les pleurs et la peur, et de l'autre coté, la lumineuse coexistence pacifique, représentée par le rire, la cohésion et la douceur de vivre. Cette œuvre a été donnée en 1957 par le Brésil à l'Organisation des Nations Unies qui l'a installé dans son grand hall d'entrée. Toujours visible aujourd'hui à ce même endroit, la fresque profite des travaux actuellement en cours dans le hall pour s'exposer successivement au Brésil et en France. Elle fut réalisée de 1952 à 1956 par l'artiste
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Robert Mapplethorpe - GRAND PALAIS

Jusqu'au 13 juillet 2014
LE BLOG DES EXPOS : ☆☆

PRÉSENTATION & AVIS : Le Grand Palais présente une rétrospective de plus de 250 œuvres du photographe américain Robert Mapplethorpe (1946 – 1989). L'exposition met essentiellement en avant les portraits et nus masculins réalisés par l'artiste. Ces clichés, très stylisés, en noir et blanc, accordent tous une grande importance à la pureté de l'image et à la perfection de l'ensemble. Mais ces photographies sont tellement travaillées pour atteindre la grâce de la courbe et un idéal esthétique, qu'elles en perdent leur âme. C'est l'harmonie plastique qui l'emporte sur la puissance passionnelle. L'absence de fioritures, c'est la disparition du charme. Et la vraie beauté, celle qui transporte d'émotions, n'apparaît pas dans les clichés vides, froids et inertes de Mapplethorpe. Les expressions des visages sont d'ailleurs réduites à néant, seule compte la musculature du
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Moi, Auguste, Empereur de Rome - GRAND PALAIS

Jusqu'au 13 juillet 2014
LE BLOG DES EXPOS : ☆☆☆☆

PRÉSENTATION & AVIS : Le Grand Palais dresse un portrait du premier empereur romain, Octave de naissance mais consacré Auguste, terme vénérable en latin (63 av. JC – 14 ap. JC). Là encore, après Joséphine et HCB, le visiteur découvre le destin d'une personnalité hors du commun. Fils adoptif de Jules César (100 av. JC – 44 av. JC), il récupère le pouvoir après son assassinat et élimine tous ces rivaux. Son règne est considéré par la postérité comme l'âge d'or de la paix, du développement culturel et artistique, de la prospérité et de la consolidation des traditions. Il reste notamment célèbre pour son rôle de protecteur, mécène et restaurateur de Rome. Mais, et l'exposition en parle ouvertement, le personnage est loin d'être un gentil garçon. Sous couvert de magouilles en tous genres, il corrompt le Sénat pour se faire élire premier citoyen romain et exercer un
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Bill Viola - GRAND PALAIS

Jusqu'au 21 juillet 2014
LE BLOG DES EXPOS : ☆☆☆☆☆

PRÉSENTATION & AVIS : Le Grand Palais présente une rétrospective du vidéaste américain Bill Viola (né en 1951). Dans une scénographie grandiose à la luminosité tamisée voire inexistante, le visiteur se ballade comme dans un rêve entre les projections vidéos murales ou sur écrans, de tailles diverses, de Bill Viola. Le temps se ralentit alors. En me laissant plonger dans les œuvres, véritable tableaux en mouvement, je me suis laissé guider par la magie des images, succession de scènes de vie improbables, fantomatiques, insolites, monumentales ou cauchemardesques dans lesquelles les éléments naturels, eau, feu, flore et minéraux, jouent un rôle fondamental. C'est un cheminement émotionnel et spirituel dans une exposition très dense qui peut apparaître indigeste mais où patience et relâchement sont les clefs de la jouissance. Le seul vice de cette exposition est son succès qui occasionne une longue attente avant la visite et un parcours un peu encombré... Mais n'y faisons pas attention, le reste est superbe !


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Raymond Depardon, un moment si doux – GRAND PALAIS

Jusqu'au 10 février 2014
LE BLOG DES EXPOS : ☆☆☆☆

PRÉSENTATION & AVIS : L'exposition présente un ensemble de plus de 150 photographies en couleur tirées de l’œuvre entière de Raymond Depardon. Né en 1942, il est photographe, réalisateur, journaliste et scénariste ainsi que co-fondateur de l'agence de photo Gamma. Dans l'exposition du Grand Palais, on retrouve des récits photographiques de voyages en Afrique, en Europe, au Moyen-Orient, aux USA et en Amérique du Sud. J'aime le point de vue de son travail : plutôt que de se focaliser sur le cœur des événements, il aborde les histoires des individus qui les vivent. Par exemple, dans son périple au Liban durant la guerre civile (1975-1990), il rapporte des clichés incroyables de citoyens sur-armés dans des postures tout à fait improbables (en train de se faire raser, de faire une sieste, de se marier...). C'est ce paradoxe qui permet de capter l'Homme derrière l’événement qui me passionne. Le travail le plus abouti de l'exposition me semble être son reportage en Écosse. C'est certainement la séquence la plus émotionnelle. Le travail de cadrage est à mon goût bien plu travaillé que dans les autres clichés de l'exposition. Ainsi, on partage avec force l'errance innocente de groupes d'enfants dans les rues désertes, industrielles et noirâtres de Glasgow. Je trouve justement que les séries africaines perdent cette intensité émotionnelle et m'apparaissent plus banales, avec une valeur ajoutée moindre. Ainsi, la deuxième partie de l'exposition est moins enthousiasmante. Mais l'ensemble est un régal !
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Georges Braque - GRAND PALAIS ☆☆☆


PRÉSENTATION : L’exposition présente la première rétrospective consacrée à Georges Braque (1882-1963) depuis près de quarante ans. Les deux étages des Galeries Nationales sont consacrées au travail du peintre français - initiateur du cubisme et inventeur des papiers collés - qui fut l’une des figures d’avant-garde du début du XXe siècle, avant de recentrer son œuvre sur l’exploration méthodique de la nature morte et du paysage.

AVIS : Oui mais bof… Difficile voire impossible d’être passé à côté de l’exposition Georges Braque au Grand Palais. Présentée comme l’évènement artistique de l’année, elle a suscité un engouement médiatique impressionnant ! Était-ce à la hauteur du contenu de l’exposition ? Je trouve que non.

Depuis plusieurs années, le Grand Palais a basé son business model sur les fortes rentrées d’argent générées par les grandes affluences de ses expositions blockbusters. Appuyées par une puissante communication et de larges récupérations médiatiques, les expositions au Grand Palais sont incontestablement hype : il faut y être allé sinon tu n’es pas dans le coup. Il faut reconnaître que les têtes d’affiche sont très alléchantes. Mon reproche ne se tourne donc pas sur la line-up du musée mais sur les choix scénographiques. J’ai l’impression d’assister à une harmonisation des présentations et à un lissage des propos. Pour être accessible en masse et ne pas soulever trop de questions, la visite devient fade. Pas de risque de mise en scène, on reste sur une linéarité endormante. Pourtant, le pari inverse est  possible. J’en veux pour preuve le centre Pompidou qui continue à bousculer tout en conservant son identité grand public.

L’exposition Georges Braque ne déroge donc pas, pour moi, à la règle. C’est une grande exposition sans vie que l’on traverse au milieu d’une foule compacte de visiteurs en essayant de se convaincre que tout est magnifique comme on l’a lu sur la brochure. Le cubisme de Braque, bien qu’à priori incontestablement novateur dans l’histoire de l’art, ne me touche pas. Je le trouve plutôt terne et froid. Toutefois, je trouve sa période fauve - trop courte - d’une beauté et d’une chaleur émotionnelle remarquable (Cf. peinture ci-à coté). L'exposition est incontestablement bien et vaut sans aucun doute le détour. Le parcours et la place de Georges Braque dans l'histoire de l'art est à découvrir. Je regrette juste le manque de saveur et d'originalité dans la mise en scène des œuvres.
  
Est-ce que le public se lassera de ces grandes expositions ? Pas de sitôt je pense. D’ailleurs, moi le premier, je ne manquerais certainement pas le prochain blockbuster du Grand Palais. Le cercle vicieux des tendances.

INFOS PRATIQUES : « Georges Braque » - Grand Palais - 21 Avenue Franklin Delano Roosevelt, 75008 Paris -  Tous les jours de 10h à 20h sauf le mardi et nocturnes jusqu’à 22h du mercredi au samedi - Plein tarif : 13 € / Tarif réduit : 9 € - jusqu’au 06 Janvier 2014
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Félix Vallotton - GRAND PALAIS ☆☆☆

PRÉSENTATION : L’exposition présente une rétrospective du peintre, graveur et illustrateur franco-suisse Félix Vallotton (1868-1925). Il se fait un nom dans l’avant-garde parisienne de la fin du 19ème siècle. Bien qu’il s’impose comme un artiste indépendant de toute idéologie artistique, sa proximité avec le groupe des Nabis, mouvement postimpressioniste de l’époque (Paul Sérusier, Edouard Vuillard, Pierre Bonnard, Maurice Denis…) est un élément marquant de son parcours public.  
AVIS : Tout à fait agréable. Personnellement, je découvrais Félix Vallotton, artiste dont je n’avais encore jamais entendu parler. L’exposition révèle avec engouement l’évolution de son travail créatif à travers un parcours chronologique et thématique. On découvre un homme ouvert à de nombreuses formes d’expression (gravure, illustration, peinture et même littérature et critique d’art) et thèmes (paysage, nu, portrait…). Ses peintures se distinguent par des aplats de couleurs larges et clairs mais je ne vois pas plus d’unicité dans ses tableaux. J’y vois un goût de la découverte avec une attention portée à la figuration qu’elle soit expressive ou réaliste. Ainsi, certaines toiles se révèlent puissantes et très enthousiasmantes tandis que d’autres me paraissent plus fades et ennuyeuses. Ma visite de l’exposition a donc été marquée par ces écarts d’émotion. Une mention très particulière pour sa série des réinterprétations des mythes antiques qui livrent des toiles grands formats originales, éclairés, touchantes et fortes. Toutefois, la scénographie très classique, plutôt froide et peu aventureuse, n’est pas des plus palpitantes.

INFOS PRATIQUES : Jusqu’au 20 janvier 2014 – Grand Palais, 3 Avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris – Tlj de 10h à 20h – Tarif plein : 12€ / Tarif réduit : 8 €
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