LE BLOG DES EXPOS : ☆☆
PRÉSENTATION & AVIS :
Le Grand Palais présente une rétrospective de plus de 250 œuvres
du photographe américain Robert Mapplethorpe (1946 – 1989).
L'exposition met essentiellement en avant les portraits et nus
masculins réalisés par l'artiste. Ces clichés, très stylisés, en
noir et blanc, accordent tous une grande importance à la pureté de
l'image et à la perfection de l'ensemble. Mais ces photographies
sont tellement travaillées pour atteindre la grâce de la courbe et
un idéal esthétique, qu'elles en perdent leur âme. C'est
l'harmonie plastique qui l'emporte sur la puissance passionnelle.
L'absence de fioritures, c'est la disparition du charme. Et la vraie
beauté, celle qui transporte d'émotions, n'apparaît pas dans les
clichés vides, froids et inertes de Mapplethorpe. Les expressions
des visages sont d'ailleurs réduites à néant, seule compte la
musculature du
sujet. Même les nus n’excitent pas. La vocation serait plutôt de choquer. C'est le cas de certains clichés érotiques ou sadomasochistes exposés dans une salle interdite au moins de 18 ans où le visiteur pourra rencontrer par exemple un monsieur s'enfonçant un doigt dans l’urètre de son sexe. Frisson garanti ! Dans cette culture de l'apparence et du choc, il ressort une volonté de bouleverser l'ordre moral en place. Mais l'artiste apparaît dans cette rébellion assez torturé, instable, incompris et insatisfait. Les éléments présentés de la vie de Robert Mapplethorpe attestent cette impression. Souhaitant devenir artiste, il quitte une famille catholique de six enfants pour une vie de bohème qui le conduira aux extrêmes, de la grande pauvreté à l'ultra richesse. Il côtoie la génération Warhol, est très ami avec Patti Smith, épouse un richissime mécène homosexuel, hérite de sa fortune, consomme beaucoup de drogue, a une vie sexuelle semble-t-il assez débridée et il meurt du sida, le fléau de cette génération.
sujet. Même les nus n’excitent pas. La vocation serait plutôt de choquer. C'est le cas de certains clichés érotiques ou sadomasochistes exposés dans une salle interdite au moins de 18 ans où le visiteur pourra rencontrer par exemple un monsieur s'enfonçant un doigt dans l’urètre de son sexe. Frisson garanti ! Dans cette culture de l'apparence et du choc, il ressort une volonté de bouleverser l'ordre moral en place. Mais l'artiste apparaît dans cette rébellion assez torturé, instable, incompris et insatisfait. Les éléments présentés de la vie de Robert Mapplethorpe attestent cette impression. Souhaitant devenir artiste, il quitte une famille catholique de six enfants pour une vie de bohème qui le conduira aux extrêmes, de la grande pauvreté à l'ultra richesse. Il côtoie la génération Warhol, est très ami avec Patti Smith, épouse un richissime mécène homosexuel, hérite de sa fortune, consomme beaucoup de drogue, a une vie sexuelle semble-t-il assez débridée et il meurt du sida, le fléau de cette génération.
POUR
EN SAVOIR PLUS : « Moi, Auguste, Empereur de Rome » - GRANDPALAIS
INFOS
PRATIQUES : 21 avenue Franklin Delano Roosevelt, 75008 Paris –
Tous les jours sauf mardi de 10h à 22h – Plein Tarif : 13 €,
Tarif Réduit : 9 € - Jusqu'au 13 juillet 2014






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